séduction ou provocation

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Tatouage-piercing: lumière sur une pratique dans l'ombre
Ancestraux et tribaux pour certains, marginaux et tabous pour d'autres, tatouage et piercing se démocratisent tous azimuts. Inquiétudes et interrogations sur cette nouvelle mode.


NANCY.- Comment réagir si votre fils ou fille demande à se faire percer le nez, le nombril, la langue? Que l'on approuve ou non, piercings et tatouages constituent un phénomène de société. Signe d'appartenance à un groupe, moyen de séduction ou de provocation, ces modifications corporelles attirent de plus en plus d'adolescents, et notamment à l'approche de l'été. Mais choisir de se faire percer ou tatouer n'est pas un acte anodin, puisque pouvant entraîner des infections (sida, tétanos, hépatite...) souvent méconnues. En l'absence de législation régissant le tatouage et le piercing, l'Etat, de fait, laisse s'accomplir ces pratiques qui reviennent à une forme de mutilation du corps. Face à ce constat, le service municipal de Nancy organise, pour la première fois en France, une campagne de sensibilisation, associant bijoutiers, tatoueurs, médecins, visant à mieux connaître les pratiques et les risques sur le piercing et le tatouage. "Nous ne cautionnons pas le tatouage, nous voulons seulement informer parents et adolescents. C'est une action de santé publique pour prévenir et non pour dénoncer", souligne Valérie Lévy-Jurin, adjointe au maire déléguée à la santé.

Permanences de professionnels

Jusqu'au 5 juillet, Carrefour Santé fait donc le point sur les risques infectieux liés à une mauvaise hygiène et une absence de stérilisation du matériel. Les professionnels du piercing et du tatouage doivent-ils respecter des règles d'hygiène? Peut-on s'échanger son bijou de piercing? Toutes ces questions trouveront réponses, puisque des permanences de professionnels sont mises en place pendant toute la durée de l'exposition. Un quiz évaluera le niveau de connaissances du public en matière de tatouage et de piercing. Un bon moyen de réfuter les idées reçues. La venue de Jean-François Mattei, ministre de la Santé, le 22 mai à Nancy, tombe à point, puisque la Ville entend demander une réglementation nationale en matière de tatouage et de piercing.

Paru le : 21/05/03 (Briey / Actualité) archive du Républicain Lorrain